Guerre contre les logiciels de blocage publicitaire : les consommateurs réclament une amélioration de la publicité vidéo en ligne

Guerre contre les logiciels de blocage publicitaire  : les consommateurs réclament une amélioration de la publicité vidéo en ligne

L’usage de plus en plus répandu des techniques de blocage publicitaire parmi les consommateurs reste un véritable défi pour les éditeurs du monde entier. Le dernier rapport PageFair a révélé qu’environ 400 millions de personnes (soit 22% des 1,9 milliard d’utilisateurs de smartphone mondiaux) bloquent les publicités sur l’internet mobile. Mais que cache la hausse de popularité persistante de cette technologie, et comment les éditeurs peuvent-ils sortir de l’actuel jeu du chat et de la souris pour répondre efficacement à long terme ?

Intrinsèquement, le blocage publicitaire est une réponse aux expériences publicitaires négatives. Pour mieux comprendre le problème, Brightcove a donc récemment demandé au cabinet Vanson Bourne d’évaluer l’évolution des rapports des clients avec la publicité vidéo en ligne, interrogeant 4 000 utilisateurs du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne sur leurs expériences, ressentis et préférences.

Explorant les opinions actuelles sur la publicité vidéo en ligne, remettant en cause la viabilité des modèles de revenus alternatifs et essayant de résoudre le casse-tête de la « publicité vidéo idéale », le rapport ainsi établi – L’utilisateur antipub : tolérance à la publicité vidéo en Europe à l’ère du numérique – et ses conclusions sont une lecture incontournable pour les entreprises qui utilisent, proposent ou hébergent de la publicité vidéo en ligne.

Voici, en bref, certaines de ces conclusions :

Expériences vidéo négatives : le manque de pertinence, le surnombre et la mauvaise qualité de la diffusion apparaissent comme les principaux responsables des mauvaises expériences publicitaires d’aujourd’hui. Près des trois quarts (73 %) des personnes interrogées ont été confrontées à une diffusion de publicités vidéo de mauvaise qualité, comme un échec de chargement ou une mise en mémoire tampon répétée, et un nombre équivalent (74 %) a eu une expérience négative du contenu diffusé, qui n’était pas approprié ou simplement pas pertinent.

Les raisons du blocage publicitaire : un utilisateur sur deux (51 %) reconnaît avoir téléchargé, avoir utilisé ou actuellement utiliser un bloqueur de publicités, avançant comme principales raisons la durée trop longue des publicités (56 %), leur manque de ciblage et leur manque de pertinence (45 %), ainsi que leur manque d’interactivité (20 %).

Payer ou ne pas payer : écartant potentiellement un modèle payant, tel qu’un service d’abonnement, comme alternative viable, 50 % des utilisateurs nous ont dit qu’ils n’étaient pas prêts à payer pour du contenu vidéo en ligne, quel qu’il soit. Fait encourageant, en revanche, deux tiers (66 %) déclarent comprendre et conviennent qu’il est normal que les éditeurs utilisent la publicité en ligne pour financer le contenu gratuit.

Même si ces résultats semblent indiquer que l’expérience de publicité en ligne actuelle des utilisateurs ne les satisfait pas, le point positif qui ressort pour les éditeurs est que la majorité des utilisateurs comprennent le modèle de contenu financé par la publicité et attendent simplement des améliorations en matière d’expérience publicitaire.

Pour en savoir plus sur ce qu’impliquent ces améliorations, téléchargez le rapport complet de l’étude ici.